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12 - Cantiques maçonniques - |
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CANTIQUE XII
Air du Dieu des hommes polis.
Qu'ai-je entendu ! quels transports unanimes
Ont éveillé les échos de ces lieux ; Chacun de nous en ces moments sublimes Voit le bonheur briller dans tous les yeux ! ... Toi qui, d'un mot, as créé la Lumière, Laisse un regard tomber sur tes enfants. Etends sur nous une main tutélaire Et souris à nos chants. (bis)
Fantômes vains que la folie adore,
Plaisirs trompeurs que la foule poursuit, Vous ressemblez au léger météore Qui brille et meurt dans le sein de la nuit ... Fuyez d'ici, prestiges du Vulgaire, De votre éclat nous sommes peu jaloux ; La vertu seule a le droit de nous plaire Et de régner sur nous. (bis)
Loin des erreurs qui gouvernent le monde,
Le sage en vain chérit l'obscurité ; On trouble aussi sa retraite profonde, On lui ravit sa douce liberté ... De noirs complots innocentent sa victime, Sur son destin nous pleurons avec lui ... Du malheureux que l'injustice opprime Le Maçon est l'appui. (bis) |
Dans les périls si la patrie en larmes
Sous ses drapeaux appelle les guerriers, A l'ACACIA court unir ses lauriers ; Le front couvert d'une noble poussière, Son fer sanglant dévore les soldats ; Mais dans leurs rangs qu'il aperçoive un Frère ... Il vole entre ses bras. (bis)
De nos autels toi qui veut la ruine,
En vain ta rage atteint et détruit tout, Du monde entier dût crouler la machine. Sur ses débris tu nous verrais debout !!! Oui, l'ACACIA bravera la tempête : Autour de lui quand tout vole en éclats Pour un instant il peut courber la tête : Mais il ne rompra pas. (bis)
Quoi sous ses coups l'affreuse calomnie
Verrait tomber l'asile des vertus ! Par les méchants l'humanité bannie Ne pousserait que des cris superflus ! ... Ah ! si jamais une injuste puissance Portait sur nous ses coupabkes fureurs, Du FEU SACRÉ que la divine essence Reste au fond de nos coeurs. (bis) |
