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       7 - Cantiques maçonniques -        

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CANTIQUE VII

Air : Prenons d'abord l'air bien méchant

Frères, je voulais ce jour,
Cédant aux transport qui m'inspire.
Prouver que je tiens tour à tour
Ou la hallebarde ou la lyre ;

J'allais invoquer Apollon.
Lorsqu'il m'a dit d'une voix forte :
Au lieu de faire une chanson, (bis)
Crois-moi, reste à garder la porte. (bis)

En vain je voudrais exprimer
Combien mon chagrin esr extrême,
Me voyant contraint à rimer
En dépit d'Appollon lui même !
Je ne vise point au succès,
Chanter est tout ce qui m'importe :
Veuillez écouter mes couplets, (bis)
Mais qu'ils ne passent pas la porte. (bis)

Ce mortel fier de sa grandeur,
Avec dédain foulant la terre,
Vainement cherche le bonheur,
Il ne saisit qu'une chimère ;
Tous ses plaisirs sont corrompus,
Des vices le torrent l'emporte :
Veut-il connaître les vertus ? (bis)
Il n'a qu'à franchir cette porte. (bis)

Dans ces somptueux bâtiments
Où règne la magnificence,
De Plutus les tristes enfants
Trainent leur pénible existence ;
On voit au sein de leurs palais
De flatteurs une vile escorte,
La bassesse y trouve un accès : (bis)
Ici, nous lui fermons la porte. (bis)

Un vrai maçon , bon citoyen
Chérit son frère et sa Patrie,
Pour eux il donnerait son bien,
Pour eux il donnerait sa vie :
Jamais il n'attend qu'on l'exhorte ;
Jamais non plus malheureux (bis)
Ne frappa deux fois à sa porte. (bis)

Le font couronné de lauriers,
Ivre de succès et de gloire,
Vingt ans nos généreux guerriers
Ont su maîtriser la victoire !
Au temple d'immortalité
On vit s'avancer leurs cohortes,
La Patrie etr la Liberté (bis)
Leur en avaient ouvert les portes. (bis)





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